Une autruche sur l'Everest

 

Chapitre 3 – Les pièges à autruches… ou le chapitre 7 "

Eh oui, il y a le feu… et je suis déjà en retard

Pourtant, j’ai débuté mon entraînement en novembre dernier. Après un faux départ dû à un excès d’enthousiasme, je redémarrais la machine vers la fin du mois de décembre. Puis, après quelques semaines d’exercices de musculation et d’étirements, je plongeais à plein dans ma remise en condition cardio-vasculaire. C’était vers la fin du mois de janvier que je débutais la marche sur tapis roulant dans mon centre de conditionnement physique chéri. Un abonnement d’un an, tout près de chez moi et surtout, dans un commerce pas trop achalandé. La grosse misère, quoi!

         Après m’être surtout attardé pendant quelques semaines à développer ma musculation, laquelle devrait s’avérer essentielle lors du trek, j’ai commencé à m’attaquer à mon cardio. Après tout, je savais que j’aurais à réussir des tests à la fin du mois de février pour démontrer le sérieux de ma démarche auprès de la Société de recherche sur le cancer. Le défi était de taille. Comme je l’ai mentionné plus tôt dans ce livre, je partais de loin. Très loin. Trop loin d’ailleurs pour que l’on considère mon projet comme sensé.

Dans le regard des gens à qui je faisais part de mon projet au tout début, j’ai constaté dans leurs yeux un certain étonnement à la limite de la réprobation. Plusieurs me répondaient poliment, mais d’un air perturbé : intéressant, wow! Bon, dans les faits, ça signifiait qu’ils se disaient dans le fond : « Wow! Intéressant, je connais quelqu’un qui va connaître son Waterloo sur le mont Everest… tiens prenons un Selfie, ça pourrait valoir de sous un jour ». Je trouvais la situation hilarante. Mais je les comprends tellement. Je n’avais rien à l’époque d’un triathlonien et ce n’est toujours pas le cas maintenant, cinq mois plus tard. Je ne leur en veux pas d’avoir douté, car j’aurais peut-être réagi de la même manière si j’avais été dans leurs souliers… en fait, non. Me définissant comme étant un « motivateur », jamais je n’aurais pensé décourager quelqu’un de réaliser ses rêves et encore plus un rêve qui vise également à aider autrui. Mais çà c’est moi. C’est une déformation professionnelle. Mais je peux comprendre leur réaction, car c’était en soi plutôt cocasse comme situation. Bouboule qui veut faire l’ascension de la plus haute montagne du monde. En descendre, ç’aurait été facilement envisageable. Mais en faire l’ascension, ça avait tous les signes d’un délire incontrôlé.

Donc rendu à la phase cardio de mon plan d’entraînement, la marche sur tapis, les escaliers et (tambours et trompettes)… le spinning constituaient mon pain quotidien. Cette phase s’est bien déroulée, même si j’en ai été profondément affecté. Non pas par le tapis roulant ou les escaliers, mais çà, vous vous en doutez sûrement. Non, vous l’aurez compris. Je fais référence au spinning, évidemment. Outil de torture des temps modernes. Invention maléfique. Une fausse bonne idée comme dirait l’autre. Non, mais. À quoi ont-ils pensé? Mais j’arrête tout de suite. C’est dans le prochain chapitre que j’invoquerai tous les Dieux en vous entretenant sur cette peste. Oui, vous en saurez un peu plus la semaine prochaine mes impressions concernant le spinning. On dit qu’il n’existe qu’un pas en l’amour et la haine… eh bien, je vais vous parler de ce pas la semaine prochaine.

         Tout ceci pour vous dire que je n’étais pas en avance sur mes objectifs d’entraînement dès le départ. Et pour ce qui est des objectifs financiers de ma collecte de fonds, c’était la même chose. Non pas par manque de volonté d’efforts ou d’engagement, mais tout simplement parce que c’est beaucoup de travail tout ceci. Plus le temps passe, je réalise que de jongler avec 8 balles est tout un défi. Et par ces cinq balles, je veux dire : l’entraînement, la collecte de fonds, le travail (et non, je n’ai pas pris une année sabbatique), les activités ménagères, la famille et dormir (oui, c’est important). Et comme si ce n’était pas assez, j’ai entrepris en même temps de démarrer une entreprise et écrire mon second livre (la suite de L’autruche ou la vie) tout en poursuivant mes activités de coaching, conférence et mes consultations d’hypnose.

         Ce que je retiens, c’est que la vie est tellement courte, que le temps passe si vite et que l’on est, plus souvent qu’autrement, en retard avant même d’avoir commencé. Eh oui! Et comme un homme que j’estime beaucoup m’a déjà dit : " c’est comme çà ". Comme quoi, les raisons n'ont pas toujours besoin d'être compliquées.

Alors, pourquoi attendre une minute de plus si vous avez ce désire ou ce besoin de réaliser un projet, un rêve ou améliorer votre vie. N’attendez plus et surtout ne perdez pas une seconde en chemin. Vivez à 100%, quoi!

Tu veux rire de moi? Non, ça ne sera pas facile.

         Jamais, je ne me suis imaginé que le défi serait facile. Mais difficile à ce point, çà non plus. Je suis content de ne pas l’avoir su avant. Et je suis content d’avoir fait ce coup de tête. Et je me suis mis suffisamment de pression pour continuer jusqu’à la fin. Mes héros, mes donateurs, mes lecteurs, et mes commanditaires sont en grande partie l’adrénaline qui me disciplinent et me poussent à persévérer dans ce projet un peu fou. Un peu? Que dis-je? Sans compter que la suite ne s’annonce pas plus facile.

         J’ai hâte!

 

J’ai un ennemi mortel qui me suit pas à pas partout où je vais

         Oui. Je suis en danger. En danger de ne rien faire si je m’écoute, si je ne me méfie pas de moi-même. Cet ennemi ne demande pas mieux de faire en sorte que mes rêves, mes projets et tout ce que j’aimerais améliorer dans ma vie n’aboutissent jamais. Cette bête, c’est le cerbère de l’immobilisme, le champion du sur-place, le tsunami le l’échec à répétition, un tueur qui a le pouvoir d’exterminer toutes les idées sur son passage. Oui, il n’est pas très gentil. On doit tous s’en méfier. Tous sans exception. Oui, tous.

         Ce vilain garnement, c’est… moi, vous, nous tous. Je ne blague pas. Dans ce chapitre, je vous ai parlé de tout ce qu’il ne faut pas faire pour avoir une vie de rêve… ou si vous préférez, tout ce qu’il faut faire pour finir sa vie dans le regret.

         En écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de penser à une personne que j’estime beaucoup et qui a sans aucun doute un potentiel phénoménal. Non seulement elle possède, selon moi, une intelligence supérieure, mais elle a une conscience sociale et écologique, en plus de combiner de multiples talents artistiques. Je sais, vous vous dites qu’elle n’a qu’à cligner des yeux pour que la magie s’opère… C’est ce que je crois aussi. Alors pourquoi tout ce potentiel demeure-t-il encore inexploité?

Ce n’est pas facile d’y répondre, mais ce que je souhaite, c’est que cette personne se lance rapidement dans un projet avec son cœur comme principal conseiller en prenant bien soin de laisser de côté la logique qui l’a jusqu’à présent retardé. Rationnelles ou pas, certains arguments peuvent aussi être un frein  à une vie de rêve. Il serait sage de te servir de ta logique implacable (dont tu dois te méfier) pour trouver un moyen pour arriver à tes fins. La recette est si simple et pourtant, je sais, parfois effrayante. Pense moi et agi davantage, tu verras bien ce que je veux dire.  Tu as trop à offrir à to comme aux autres. Ce serait une tragédie que « cette personne » ne partage pas son savoir-faire. J’ai n’ai qu’une chose à lui dire : Go Go Go & Go !!!