Une autruche sur l'Everest

 

Chapitre 3 - Les pièges à autruches... ou le chapitre 7 (suite)

Pour en finir avec les excuses

Si un jour j’ai eu envie de me dire que je n’avais pas vraiment d’imagination, eh bien, je peux vous dire que j’en ai retenu une leçon. Par le nombre d’excuses plus nulles les unes que les autres que j’ai soit pensé ou évoqué pour ne pas réaliser un projet, un de mes rêves ou tout simplement améliorer un petit quelque chose, eh bien c’est tout à fait phénoménal. Donc, plus de doute à avoir maintenant. J’ai une imagination très très très fertile. Ce qui a changé depuis l’époque des excuses à répétition est que j’utilise ma créativité à bon escient dorénavant. Non pas pour trouver des excuses miteuses qui m’empêcheraient d’avancer, mais plutôt pour trouver les solutions aux problèmes se dressant devant moi pour parvenir à mes fins. Alors GO GO GO & GO !!! les projets, les rêves et les améliorations dans ma vie.

         Aux dernières nouvelles, je suis humain et j’ai, comme tout humain qui se respecte, abusé d’excuses comme moyen pour ne pas avoir ce que j’aurais aimé avoir, faire ce que j’aurais souhaité faire, ou être la personne que j’aurais aimé être. Ce n’est quand même pas une bonne raison pour justifier de s’empêcher d’Avoir-Faire-Être davantage. Non. Mea culpa encore une fois, mais cette fois-ci les choses ne se sont pas arrêtées là. Les excuses n’ont été pour moi qu’une raison de plus pour me méfier de moi-même. Une fois cette résolution prise et suivie, ma vie a pris un virage. Un bon virage. Le type de virage qui fait que l’on écrit un livre sur le sujet…

Mais j’ai tout de même mis trente ans avant de réaliser ce rêve de mettre les pieds sur l’Everest. J’en ai eu des excuses.

Ce n’est pas le temps que ça m’a pris qui compte pour moi

         C’est vrai. 30 ans, c’est beaucoup. Que voulez-vous, certains apprennent moins vite que d’autres. Mais, au final, ce n’est pas le temps d’attente qui compte. Bien sûr, réaliser ce rêve m’apporte déjà beaucoup et m’apportera bien davantage, j’en suis certain. Mais ce qui compte vraiment est que j’ai appris à trouver des solutions au lieu de freiner mes ardeurs avec des excuses. En être conscient m’a apporté beaucoup dans ma vie. En fait, c’est comme si je m’entendais de manière amplifiée maintenant lorsque mon premier réflexe à un projet est une excuse plutôt qu’une solution. C’est un excellent moyen de me ramener dans le droit chemin. C’est en fait un réflexe, maintenant.

Les excuses ont le même pouvoir que le « Oui, mais… »

         Et on n’aime pas les « Oui, mais… ». Oooooooh! Non! Avez-vous remarqué à quel point une excuse a l’effet d’un frein. Exactement comme «Oui, mais…». Vous passez de 100 km/h à 0 dans un temps record. Tout comme dans le cas du « Oui, mais… ». Et comme, nous détestons ces deux mots, alors fini les excuses. Oui, finis et on ne s’en portera que mieux.

Quelques exemples d’excuses à ne pas dire

         Les excuses sont des pièges à cons. En voici quelques exemples :

1.     Ça va me prendre beaucoup d’effort (comme si les choses autour de vous n’ont été réalisées avec aucun effort);

2.     Il y a du risque. Ce n’est pas certain que ça va fonctionner (dans quoi n’y a-t-il pas de risque… sinon ne rien faire du tout);

3.     Je ne suis pas certain que je vais aimer le résultat (il n’y a qu’une façon de le savoir et devine quoi? Il faut essayer);

4.     Je me demande si j’en serai capable (c’est étonnant tout ce que l’on est en mesure de faire si on s’en donne vraiment la peine);

5.     Ça risque de prendre beaucoup de temps (bienvenue dans le vrai monde, car rien ne se fait instantanément);

6.     Et si les choses ne devaient pas arriver comme elles le devraient (arrivent-elles toujours parfaitement? Dans ce cas, je n’aurai qu’à trouver un moyen pour y parvenir);

Étonnamment, ce sont souvent les mêmes excuses qui sont ressassées, et ce, peu importe le projet.

La nuance entre « excuses » et analyser une situation

         Les excuses sèment le doute. L’analyse d’une situation fournit la solution. Aussi, lorsque j’ai des doutes, je cherche la solution. Je n’en reste pas à la phase initiale qui ne fait qu’émettre une hypothèse. Le doute, c’est cette fameuse hypothèse. L’analyse qui en a suivi a permis de trouver la solution.

Dans mon cas, je voulais me rendre sur le mont Everest un jour et je voulais faire quelque chose pour contrer le cancer qui affecte trop de gens autour de moi. Je sais, je ne pouvais pas changer la situation du tout au tout en un clin d’œil, mais je pouvais apporter ma contribution à la cause. Alors voilà! J’ai trouvé un projet qui rejoignait mes objectifs et j’ai trouvé une solution pour chacune des excuses qui avait l’odieux de me traverser l’esprit. Une après l’autre, je les ai déconstruites.

Il faut dire que j’ai rapidement pris la décision de m’inscrire au défi de l’Everest de la Société de recherche sur le cancer. Je dois tout de même avouer que j’ai eu des doutes. J’ai, pendant un très court laps de temps envisagé de tout abandonner. Oui, j’ai eu des doutes. Disons que je m’étais plutôt inscrit sur un coup de tête. Mais rapidement, j’ai repris mes esprits. J’ai rejeté les excuses et j’ai fait ce que je devais faire pour réussir mon projet. J’ai cherché l’expertise qu’il me manquait, je me suis fait un plan, j’ai vérifié si mes efforts portaient ses fruits, je me suis mis la pression nécessaire, et je persévère malgré les blessures, le manque de temps chronique, les différents types de stress qu’un projet semblable peut entraîner, et je visualise régulièrement le résultat.

Il n’y a plus d’excuses maintenant, que des solutions.

 

Pour en finir avec les excuses